Des mots s'entassent dans ma tête
Ils se bousculent pour sortir
Mais je ne les entends pas
pas bien pas clairement
Something blocks their way
Des barricades
parce que je crains
parce que je pense
à eux
à vous
les lecteurs
mon auditoire
que je recherche en le craignant
terrifiant
J'écris pour moi d'abord
et puis je publie
pour des lecteurs anonymes
sur le web
et puis
je ne peux m'empêcher
d'y penser
sans vraiment me censurer
mais juste y penser
me demander ce que vous en pensez
And I know this is for me
and I should write for myself
first and only
but I can't help imagining
my audience out there
those five or six people
who actually read me
who judge me
pis j'aime pas y penser
parce que c'est pas important
pis si je publie c'est aussi
juste pour moi
pour me forcer à oser
et à écrire plus souvent
And yet even now
especially now
I overthink it
les mots s'enchaînent
et derrière eux
la pensée qu'ils seront lus
l'espoir la crainte
l'ambivalence
Mais les mots doivent couler
l'abcès doit être crevé
pour que mes mots sortent
pour moi pour me libérer
pour éviter l'infection
pour éviter le trop-plein
qui me rendrait folle
et qui m'enfermerait dans ma tête
So I write
and I let the words flow
from my pen
the ink like my blood
my life on these pages
to release all of it
the questions the hesitations the answers the fears the hopes
all of it must get out
and I write for me
myself and no one else
and the rhythm the rhymes
the beauty of the word
they don't matter not now
Même la langue on s'en balance
They're just words and sounds
that leave my mind
through my arm my hand my pen
to the pages of this book
where I let it all go
Car les mots sauveront mon âme
comme ils ont sauvé ma vie
The magic of the words
will keep me safe keep me sane
And maybe I care whether or not I'm read
but really I don't
Parce que
mon exhibitionnisme peut prendre d'autres formes
dans ce monde de réseaux
dans ce monde
où je vis
où je suis
où j'écris
où je laisse couler les mots
où j'écris au sujet des mots
de ces mots
qui me trottent dans la tête
et exigent leur délivrance.
31 janv. 2011
15 janv. 2011
Consommation à la con
Eh bien oui, enfin, un nouveau poème pour commencer cette année qui s'annonce bien remplie en changements. J'ai décidé de quitter le confort d'un emploi stable pour mieux me dédier à mes arts.
Ce poème est en partie un délire des petites heures du matin, en partie inspiré par le thème d'un slam auquel je vais participer (mon premier!) le 8 février prochain, dans le cadre de la Semaine Verte à l'U d'O.
Consommation de surconsommation de consommation de con
de conneries à la con qu’on ne veut pas comprendre
et qu’on ne comprend pas parce que des cons nous disent qu’on est trop cons pour comprendre.
Mais qu’est-ce qu’on a à perdre?
Un manque à gagner?
Des crédits à la baisse?
Moi je sais pas, et je parle avec plaisir à travers mon chapeau.
Et je le lève haut, mon chapeau, à qui peut savoir
ce qui se passe vraiment
dans ce monde à la con
où la consommation est loi.
Où le consommateur est roi.
Le roi des cons.
Il se fait rouler comme une bonne pâte
comme un bon pain de mie
tout frais, tout bon
tout con.
Le consommateur à la con
qui croit tout ce qu’on dit
qui veut tout ce qu’on vend
qui sait qu’on se moque de lui
et qui s’en moque
royalement.
Parce qu’il est roi de son domaine
son petit terrain
sa petite maison
neuve
parfaite
faite
comme les autres
avec sa pelouse
et son jardin
et son garage.
Et le beau tableau qu’il a mis dans son salon
parce que quelqu’un lui a dit que c’était Beau.
Et il achète encore
parce que c’est vide
chez lui.
Pas chez lui, non, chez lui c’est tout plein de bidules et de bébelles et de patentes.
Mais chez lui
en lui
dans les profondeurs de son esprit
là où il n’ose pas creuser
parce que les fondations sont faibles.
Là.
C’est trop vide.
Et pour combler le vide
et pour colmater les brèches
eh ben, il achète!
Et il rachète!
Et puis il jette
tout ce qui est obsolète.
Pis c’est ben laite, tout ça!
Ça date de l’année dernière!
Allez, out with the old, in with the new, et on recommence!
Swing la bastringue dans...
Ben dans poubelle, quin!
Alors qu’ailleurs
dans un ailleurs auquel on préfère ne pas penser.
Ailleurs,
dans cet ailleurs d’où viennent ses belles bébelles.
Les poubelles s’accumulent
autour des enfants qui tendent la main
qui demandent
un peu d’amour
d’eau
de nourriture.
Juste de quoi vivre, mais pas trop.
Là-bas, là où on ne vit pas
là où on survit
là où certains ne peuvent rien s’acheter
l’eau potable n’est pas gratuite.
N’est pas un droit.
Là-bas, les bouteilles de plastique s’amassent dans les rues.
Pas de recyclage.
Mais on les réutilise!
On les remplit d’eau du robinet
on les scelle au briquet
et on les revend
à ces touristes
qui les ont jetées hier.
Ces enfants
ces familles
risquent de nous empoisonner
pour ne pas mourir de faim
de soif
de maladie.
Je l’ai vue à l’oeuvre, la maladie
elle aurait pu me voler mon chéri.
Sauf que nous
les fortunés
les consommateurs
on consomme aussi la santé
et l’assurance
et l’hôpital
ici
a sauvé mon chéri
qui serait peut-être mort
là-bas
s’il avait été parmi ceux-là
qui vivent dans les bouteilles.
Conséquemment
cette consommation
à la con
qu’on accepte sans broncher.
Il faudrait
s’il-vous-plaît
la repenser.
Ce poème est en partie un délire des petites heures du matin, en partie inspiré par le thème d'un slam auquel je vais participer (mon premier!) le 8 février prochain, dans le cadre de la Semaine Verte à l'U d'O.
Consommation de surconsommation de consommation de con
de conneries à la con qu’on ne veut pas comprendre
et qu’on ne comprend pas parce que des cons nous disent qu’on est trop cons pour comprendre.
Mais qu’est-ce qu’on a à perdre?
Un manque à gagner?
Des crédits à la baisse?
Moi je sais pas, et je parle avec plaisir à travers mon chapeau.
Et je le lève haut, mon chapeau, à qui peut savoir
ce qui se passe vraiment
dans ce monde à la con
où la consommation est loi.
Où le consommateur est roi.
Le roi des cons.
Il se fait rouler comme une bonne pâte
comme un bon pain de mie
tout frais, tout bon
tout con.
Le consommateur à la con
qui croit tout ce qu’on dit
qui veut tout ce qu’on vend
qui sait qu’on se moque de lui
et qui s’en moque
royalement.
Parce qu’il est roi de son domaine
son petit terrain
sa petite maison
neuve
parfaite
faite
comme les autres
avec sa pelouse
et son jardin
et son garage.
Et le beau tableau qu’il a mis dans son salon
parce que quelqu’un lui a dit que c’était Beau.
Et il achète encore
parce que c’est vide
chez lui.
Pas chez lui, non, chez lui c’est tout plein de bidules et de bébelles et de patentes.
Mais chez lui
en lui
dans les profondeurs de son esprit
là où il n’ose pas creuser
parce que les fondations sont faibles.
Là.
C’est trop vide.
Et pour combler le vide
et pour colmater les brèches
eh ben, il achète!
Et il rachète!
Et puis il jette
tout ce qui est obsolète.
Pis c’est ben laite, tout ça!
Ça date de l’année dernière!
Allez, out with the old, in with the new, et on recommence!
Swing la bastringue dans...
Ben dans poubelle, quin!
Alors qu’ailleurs
dans un ailleurs auquel on préfère ne pas penser.
Ailleurs,
dans cet ailleurs d’où viennent ses belles bébelles.
Les poubelles s’accumulent
autour des enfants qui tendent la main
qui demandent
un peu d’amour
d’eau
de nourriture.
Juste de quoi vivre, mais pas trop.
Là-bas, là où on ne vit pas
là où on survit
là où certains ne peuvent rien s’acheter
l’eau potable n’est pas gratuite.
N’est pas un droit.
Là-bas, les bouteilles de plastique s’amassent dans les rues.
Pas de recyclage.
Mais on les réutilise!
On les remplit d’eau du robinet
on les scelle au briquet
et on les revend
à ces touristes
qui les ont jetées hier.
Ces enfants
ces familles
risquent de nous empoisonner
pour ne pas mourir de faim
de soif
de maladie.
Je l’ai vue à l’oeuvre, la maladie
elle aurait pu me voler mon chéri.
Sauf que nous
les fortunés
les consommateurs
on consomme aussi la santé
et l’assurance
et l’hôpital
ici
a sauvé mon chéri
qui serait peut-être mort
là-bas
s’il avait été parmi ceux-là
qui vivent dans les bouteilles.
Conséquemment
cette consommation
à la con
qu’on accepte sans broncher.
Il faudrait
s’il-vous-plaît
la repenser.
6 déc. 2010
Symphony
Finally, a new poem. I've been writing for other projects lately, but that shouldn't stop me from writing for this blog more often. This one was partly inspired by a workshop I did this weekend, and partly from just sitting in a sushi restaurant, listening.
Silence.
and then a swelling
of sound
filling every little space.
Everything is moving
and flowing
and binding and bonding
with each other.
And then Silence
and stillness
and peace.
filling every little space.
A moving cacophony of silent stillness
Waiting
for something to happen
for the next step
towards a new movement
a new piece a new scene a new colour
to add
to the symphony of life
of humanity
moving flowing
reaching and bumping
into each other
like little atoms
like little drops of water
moving together
towards
a moment of stillness to fill the room
the space we inhabit
in the Universe
ever flowing
towards
something new
and exciting
and scary
terrifying
and yet
so beautiful
this symphony of life.
Silence.
and then a swelling
of sound
filling every little space.
Everything is moving
and flowing
and binding and bonding
with each other.
And then Silence
and stillness
and peace.
filling every little space.
A moving cacophony of silent stillness
Waiting
for something to happen
for the next step
towards a new movement
a new piece a new scene a new colour
to add
to the symphony of life
of humanity
moving flowing
reaching and bumping
into each other
like little atoms
like little drops of water
moving together
towards
a moment of stillness to fill the room
the space we inhabit
in the Universe
ever flowing
towards
something new
and exciting
and scary
terrifying
and yet
so beautiful
this symphony of life.
4 nov. 2010
Poème d'amour à ma ville
Un nouveau poème, que j'aime bien. Étrangement (ou peut-être pas), je l'ai écrit pendant que j'étais hors de la ville, dans une ville au sud de l'Ontario, à la frontière avec les USA. Un "vibe" très différent de ma petite capitale, mettons!
Ma ville est un village
un village dans une ville
Un village où j'ai grandi
une ville qui m'habite
Petite
mon village était un quartier
série de rues et de maisons familières
où je tissais mes histoires
avec l'aide de mes complices
Et puis
j'ai grandi et mon village aussi
s'est élargi
s'est ouvert sur le monde
et mes yeux
se sont ouverts à sa beauté
Et puis
j'ai encore grandi et j'ai appris
l'histoire de ma ville
et j'ai rêvé
que les murs pouvaient parler
me raconter
ce qu'ils avaient vu
et les arbres
et les pierres
m'ont aussi chuchoté leur histoire
histoires de labeur
de sang et de sueur
L'histoire d'un colonel britannique
ingénieur de génie
homme sans pitié
fondateur d'une ville
mort dans le déshonneur
L'histoire des Canadien-français
L'histoire des Irlandais
forcés à travailler pour une pitance
L'histoire de la mort de centaines d'hommes
pour construire un canal
qui ne servirait jamais
à l'armée qui l'avait conçu
L'histoire d'un géant à la force légendaire
et de sa bataille sur un pont
L'histoire des Shiners et de la terreur
qu'ils ont semée
dans mon village
sans foi ni loi
Dans mon village devenu ville
des hommes se sont battus
divisés par la langue la religion
Dans mon village devenu ville
des feux ont ravagé
des quartiers tout entiers
Dans mon village devenu ville
des inscriptions sur les maisons
m'orientent
dans les dédales du temps
Ici, un politicien a vécu
Là, un autre est mort
et les fantômes d'un temps révolu
nous rappellent que l'histoire
est vivante
Dans mon village devenu ville
j'inscris ma propre histoire
mes propres repères
mes propres repaires
Et mon histoire est bien vivante
et les lieux que j'ai hantés
petite fille
résonnent encore des échos
de mes histoires de mes complices
Ma ville est un village
et j'y ai pris racine
Ma ville est une histoire
que je découvre en marchant
Ma ville est un amour
que je tiens à partager
Ma ville est une maîtresse
que je ne peux pas quitter
Ma ville est une adolescente
en pleine crise d'identité
sa poussée de croissance
lui cause des douleurs
elle ne sait plus que faire
de ses longues extrémités
Maladroite, ma ville se cherche
cherche à être aimée
Ma ville aimerait tellement
être comme les grands
Mais ma ville est ce qu'elle est
belle dans sa maladresse
Ma ville se découvre
et s'ouvre à de nouvelles idées
Ma ville grandit s'épanouit
Ma ville est un village
une petite grande ville
Ma ville a une histoire
que je veux vous conter.
Ma ville est un village
un village dans une ville
Un village où j'ai grandi
une ville qui m'habite
Petite
mon village était un quartier
série de rues et de maisons familières
où je tissais mes histoires
avec l'aide de mes complices
Et puis
j'ai grandi et mon village aussi
s'est élargi
s'est ouvert sur le monde
et mes yeux
se sont ouverts à sa beauté
Et puis
j'ai encore grandi et j'ai appris
l'histoire de ma ville
et j'ai rêvé
que les murs pouvaient parler
me raconter
ce qu'ils avaient vu
et les arbres
et les pierres
m'ont aussi chuchoté leur histoire
histoires de labeur
de sang et de sueur
L'histoire d'un colonel britannique
ingénieur de génie
homme sans pitié
fondateur d'une ville
mort dans le déshonneur
L'histoire des Canadien-français
L'histoire des Irlandais
forcés à travailler pour une pitance
L'histoire de la mort de centaines d'hommes
pour construire un canal
qui ne servirait jamais
à l'armée qui l'avait conçu
L'histoire d'un géant à la force légendaire
et de sa bataille sur un pont
L'histoire des Shiners et de la terreur
qu'ils ont semée
dans mon village
sans foi ni loi
Dans mon village devenu ville
des hommes se sont battus
divisés par la langue la religion
Dans mon village devenu ville
des feux ont ravagé
des quartiers tout entiers
Dans mon village devenu ville
des inscriptions sur les maisons
m'orientent
dans les dédales du temps
Ici, un politicien a vécu
Là, un autre est mort
et les fantômes d'un temps révolu
nous rappellent que l'histoire
est vivante
Dans mon village devenu ville
j'inscris ma propre histoire
mes propres repères
mes propres repaires
Et mon histoire est bien vivante
et les lieux que j'ai hantés
petite fille
résonnent encore des échos
de mes histoires de mes complices
Ma ville est un village
et j'y ai pris racine
Ma ville est une histoire
que je découvre en marchant
Ma ville est un amour
que je tiens à partager
Ma ville est une maîtresse
que je ne peux pas quitter
Ma ville est une adolescente
en pleine crise d'identité
sa poussée de croissance
lui cause des douleurs
elle ne sait plus que faire
de ses longues extrémités
Maladroite, ma ville se cherche
cherche à être aimée
Ma ville aimerait tellement
être comme les grands
Mais ma ville est ce qu'elle est
belle dans sa maladresse
Ma ville se découvre
et s'ouvre à de nouvelles idées
Ma ville grandit s'épanouit
Ma ville est un village
une petite grande ville
Ma ville a une histoire
que je veux vous conter.
28 oct. 2010
Dans la bouche des enfants
Dans la bouche des enfants
j'entends
des cris de rage et de peur
des cris qui font mal
qui ont mal
Des cris qui ne devraient jamais sortir
de la bouche d'un enfant.
Dans la cour d'école
je vois
des bagarres des attaques sournoises
des jeux qui font mal
qui blessent
qui détruisent
Des jeux qui ne devraient jamais exister.
J'entends Je vois
des enfants
qui ont peur de la différence
qui ont peur d'être différents
des enfants
qui n'ont pas appris
que la différence
nous unit
et que la beauté
est partout.
Dans ces jeux Dans ces cris
j'entends des parents
qui n'ont pas compris
que leurs enfants
sont différents
de ce qu'ils ont été
et que les enfants
sont beaux
et que les enfants
ne voient pas la différence
avant qu'on la leur apprenne.
j'entends
des cris de rage et de peur
des cris qui font mal
qui ont mal
Des cris qui ne devraient jamais sortir
de la bouche d'un enfant.
Dans la cour d'école
je vois
des bagarres des attaques sournoises
des jeux qui font mal
qui blessent
qui détruisent
Des jeux qui ne devraient jamais exister.
J'entends Je vois
des enfants
qui ont peur de la différence
qui ont peur d'être différents
des enfants
qui n'ont pas appris
que la différence
nous unit
et que la beauté
est partout.
Dans ces jeux Dans ces cris
j'entends des parents
qui n'ont pas compris
que leurs enfants
sont différents
de ce qu'ils ont été
et que les enfants
sont beaux
et que les enfants
ne voient pas la différence
avant qu'on la leur apprenne.
13 oct. 2010
Une nuit de poésie
Hier soir, j'ai eu l'occasion d'assister à la soirée d'ouverture du Canadian Festival of Spoken Word
On m'avait demandé d'écrire une réaction pour Ottawatonite.com, et voici ce qui en est sorti :
On m'avait demandé d'écrire une réaction pour Ottawatonite.com, et voici ce qui en est sorti :
Des mots
Des mots
des rythmes
dansent dans ma tête
sans atteindre mon âme.
Des mots
des mots qui sonnent
faux
parfois
parfois si vrais
qu'ils volent
trop rapides pour mes oreilles
parfois alourdis
par le rythme
qui leur est imposé.
Des mots
qui ne demandent qu'à être offerts
humblement
avec une terrible vérité
qui fracasse et qui crie
plus fort que la voix.
Des mots
parfois forcés
parfois trop
recherchés étudiés
pour créer un effet
de foule qui s'émerveille
devant l'habileté du poète
à jouer avec les mots.
Mais sous ces mots
ces rythmes
il y a trop de vide
de ce vide qui ne se remplit pas
de ce vide qui gronde et qui assomme.
Somme toute, je suis peut-être de ces gens-là
qui assomment à coups de mots
en trop.
Somme toute
mes mots sont les mêmes
et mes rythmes
ne servent qu'à les porter
un peu plus loin
dans l'espoir de dire
quelque chose
qui veuille dire
quelque chose.
Quelques mots
de trop
sonnent faux
Et emplissent l'air d'une clameur
de slammeurs
qui se félicitent
à coups de tapes dans le dos
et de mots
trop de mots.
Mais les mots
s'enchaînent dans ma tête
et sous ma plume.
Les mots
refusent d'être tus
et les mots
mes mots
se bousculent
avant que ma tête ne se ferme
et s'entête à me dire
t'en fais trop.
T'en fais pas
il y aura toujours ceux-là
qui prendront la plume pour épée
et qui voudront s'insurger
et qui voudront vociférer
pour une liberté qu'eux ont déjà
gagnée.
Mais il y aura toujours aussi
des voix qui s'élèveront
au-dessus de tout ça.
Des voix
dont les mots
ne crouleront pas sous le poids
d'une indignation vociférée.
Et leurs mots
s'élèveront
sans le poids d'un rythme imposé
sans l'éclat d'un cri surmené.
Leurs mots
se rendront à nos oreilles
tout simplement
sans subterfuge.
Ces voix, elles se sont incrustées dans mon âme.
Elles l'ont touchée.
Je ne les oublierai jamais.
Et je ne peux qu'espérer
que parfois
ma voix
soit l'une de celles-là
sans fierté ni fausse modestie
tout simplement moi
sans même chercher à me démarquer
sans même souhaiter l'originalité.
Que nos mots s'élèvent
et soulèvent
notre âme.
4 oct. 2010
Sidewalk art
On the sidewalk, a man sells his art
on bits of paper
and found rocks.
As I pass, he's playing his spoons
on his knee.
Impressed, I smile at him.
His answering smile
lights up his face
a toothless grin
in this grey weatherbeaten face.
Despite the harshness
of life
of the elements
he is happy
does not ask for my money
and takes my smile
as a small offering
for the pleasure his art has given me.
on bits of paper
and found rocks.
As I pass, he's playing his spoons
on his knee.
Impressed, I smile at him.
His answering smile
lights up his face
a toothless grin
in this grey weatherbeaten face.
Despite the harshness
of life
of the elements
he is happy
does not ask for my money
and takes my smile
as a small offering
for the pleasure his art has given me.
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