Have you ever wondered
wandering through the city?
Have you ever wandered
down the streets
and wondered at it all?
Have you ever wandered
wondering who lived here before?
Who built this?
What happened there?
I have wandered
and wondered
and asked myself
who? what? why? when?
Have you ever wondered
skating on the canal
wondered at the marvel of this work
wondered who cut those stones
who put them there?
Wondered at the sheer size of this work
at the daring of these men.
Wondered
how many died for this?
Have you ever wandered
in the Byward Market
and wondered
how many people have walked
these streets before you?
What did they wear?
What did they buy?
Where did they live?
I do.
I have always wondered
wanted to know more
about these streets
these buildings
these stories.
And now my mind wanders
from now to then and back again
and images of old are superimposed
onto the streets of today.
24 févr. 2011
5 févr. 2011
Fire
Shots
ring out through the sky
Explosions
reverberating on buildings
the sound is deafening.
The sky is lit up
with strange flares
unnatural fires
reds whites and greens.
In the street, the girl walks
she smiles
barely winces.
She knows she is safe
here
in this land of ice
where the fireworks
announce the beginning
of a winter festival
and not
the death of loved ones.
ring out through the sky
Explosions
reverberating on buildings
the sound is deafening.
The sky is lit up
with strange flares
unnatural fires
reds whites and greens.
In the street, the girl walks
she smiles
barely winces.
She knows she is safe
here
in this land of ice
where the fireworks
announce the beginning
of a winter festival
and not
the death of loved ones.
2 févr. 2011
Look up!
Look up!
No, really, look up.
Over the store facades
over the shop windows
over the flashy signs
Up there
where modernity hasn't quite caught up yet
Up there
where the paint is peeling
where stone faces grimace down at us
from a time almost forgotten
when buildings were decorated with care
Look up!
You may be surprised
to find sculpted wreaths
old names
almost erased by time
a date
a window
that's been blocked off
Look up!
There's a history right there
waiting to be seen
And then
look way up
to the glass towers
looming above
the future
looking down upon us
full of promise
when the sun hits them just right
Look up!
You might learn something new
about this city
you know so well.
No, really, look up.
Over the store facades
over the shop windows
over the flashy signs
Up there
where modernity hasn't quite caught up yet
Up there
where the paint is peeling
where stone faces grimace down at us
from a time almost forgotten
when buildings were decorated with care
Look up!
You may be surprised
to find sculpted wreaths
old names
almost erased by time
a date
a window
that's been blocked off
Look up!
There's a history right there
waiting to be seen
And then
look way up
to the glass towers
looming above
the future
looking down upon us
full of promise
when the sun hits them just right
Look up!
You might learn something new
about this city
you know so well.
31 janv. 2011
Deliv(e)rance
Des mots s'entassent dans ma tête
Ils se bousculent pour sortir
Mais je ne les entends pas
pas bien pas clairement
Something blocks their way
Des barricades
parce que je crains
parce que je pense
à eux
à vous
les lecteurs
mon auditoire
que je recherche en le craignant
terrifiant
J'écris pour moi d'abord
et puis je publie
pour des lecteurs anonymes
sur le web
et puis
je ne peux m'empêcher
d'y penser
sans vraiment me censurer
mais juste y penser
me demander ce que vous en pensez
And I know this is for me
and I should write for myself
first and only
but I can't help imagining
my audience out there
those five or six people
who actually read me
who judge me
pis j'aime pas y penser
parce que c'est pas important
pis si je publie c'est aussi
juste pour moi
pour me forcer à oser
et à écrire plus souvent
And yet even now
especially now
I overthink it
les mots s'enchaînent
et derrière eux
la pensée qu'ils seront lus
l'espoir la crainte
l'ambivalence
Mais les mots doivent couler
l'abcès doit être crevé
pour que mes mots sortent
pour moi pour me libérer
pour éviter l'infection
pour éviter le trop-plein
qui me rendrait folle
et qui m'enfermerait dans ma tête
So I write
and I let the words flow
from my pen
the ink like my blood
my life on these pages
to release all of it
the questions the hesitations the answers the fears the hopes
all of it must get out
and I write for me
myself and no one else
and the rhythm the rhymes
the beauty of the word
they don't matter not now
Même la langue on s'en balance
They're just words and sounds
that leave my mind
through my arm my hand my pen
to the pages of this book
where I let it all go
Car les mots sauveront mon âme
comme ils ont sauvé ma vie
The magic of the words
will keep me safe keep me sane
And maybe I care whether or not I'm read
but really I don't
Parce que
mon exhibitionnisme peut prendre d'autres formes
dans ce monde de réseaux
dans ce monde
où je vis
où je suis
où j'écris
où je laisse couler les mots
où j'écris au sujet des mots
de ces mots
qui me trottent dans la tête
et exigent leur délivrance.
Ils se bousculent pour sortir
Mais je ne les entends pas
pas bien pas clairement
Something blocks their way
Des barricades
parce que je crains
parce que je pense
à eux
à vous
les lecteurs
mon auditoire
que je recherche en le craignant
terrifiant
J'écris pour moi d'abord
et puis je publie
pour des lecteurs anonymes
sur le web
et puis
je ne peux m'empêcher
d'y penser
sans vraiment me censurer
mais juste y penser
me demander ce que vous en pensez
And I know this is for me
and I should write for myself
first and only
but I can't help imagining
my audience out there
those five or six people
who actually read me
who judge me
pis j'aime pas y penser
parce que c'est pas important
pis si je publie c'est aussi
juste pour moi
pour me forcer à oser
et à écrire plus souvent
And yet even now
especially now
I overthink it
les mots s'enchaînent
et derrière eux
la pensée qu'ils seront lus
l'espoir la crainte
l'ambivalence
Mais les mots doivent couler
l'abcès doit être crevé
pour que mes mots sortent
pour moi pour me libérer
pour éviter l'infection
pour éviter le trop-plein
qui me rendrait folle
et qui m'enfermerait dans ma tête
So I write
and I let the words flow
from my pen
the ink like my blood
my life on these pages
to release all of it
the questions the hesitations the answers the fears the hopes
all of it must get out
and I write for me
myself and no one else
and the rhythm the rhymes
the beauty of the word
they don't matter not now
Même la langue on s'en balance
They're just words and sounds
that leave my mind
through my arm my hand my pen
to the pages of this book
where I let it all go
Car les mots sauveront mon âme
comme ils ont sauvé ma vie
The magic of the words
will keep me safe keep me sane
And maybe I care whether or not I'm read
but really I don't
Parce que
mon exhibitionnisme peut prendre d'autres formes
dans ce monde de réseaux
dans ce monde
où je vis
où je suis
où j'écris
où je laisse couler les mots
où j'écris au sujet des mots
de ces mots
qui me trottent dans la tête
et exigent leur délivrance.
15 janv. 2011
Consommation à la con
Eh bien oui, enfin, un nouveau poème pour commencer cette année qui s'annonce bien remplie en changements. J'ai décidé de quitter le confort d'un emploi stable pour mieux me dédier à mes arts.
Ce poème est en partie un délire des petites heures du matin, en partie inspiré par le thème d'un slam auquel je vais participer (mon premier!) le 8 février prochain, dans le cadre de la Semaine Verte à l'U d'O.
Consommation de surconsommation de consommation de con
de conneries à la con qu’on ne veut pas comprendre
et qu’on ne comprend pas parce que des cons nous disent qu’on est trop cons pour comprendre.
Mais qu’est-ce qu’on a à perdre?
Un manque à gagner?
Des crédits à la baisse?
Moi je sais pas, et je parle avec plaisir à travers mon chapeau.
Et je le lève haut, mon chapeau, à qui peut savoir
ce qui se passe vraiment
dans ce monde à la con
où la consommation est loi.
Où le consommateur est roi.
Le roi des cons.
Il se fait rouler comme une bonne pâte
comme un bon pain de mie
tout frais, tout bon
tout con.
Le consommateur à la con
qui croit tout ce qu’on dit
qui veut tout ce qu’on vend
qui sait qu’on se moque de lui
et qui s’en moque
royalement.
Parce qu’il est roi de son domaine
son petit terrain
sa petite maison
neuve
parfaite
faite
comme les autres
avec sa pelouse
et son jardin
et son garage.
Et le beau tableau qu’il a mis dans son salon
parce que quelqu’un lui a dit que c’était Beau.
Et il achète encore
parce que c’est vide
chez lui.
Pas chez lui, non, chez lui c’est tout plein de bidules et de bébelles et de patentes.
Mais chez lui
en lui
dans les profondeurs de son esprit
là où il n’ose pas creuser
parce que les fondations sont faibles.
Là.
C’est trop vide.
Et pour combler le vide
et pour colmater les brèches
eh ben, il achète!
Et il rachète!
Et puis il jette
tout ce qui est obsolète.
Pis c’est ben laite, tout ça!
Ça date de l’année dernière!
Allez, out with the old, in with the new, et on recommence!
Swing la bastringue dans...
Ben dans poubelle, quin!
Alors qu’ailleurs
dans un ailleurs auquel on préfère ne pas penser.
Ailleurs,
dans cet ailleurs d’où viennent ses belles bébelles.
Les poubelles s’accumulent
autour des enfants qui tendent la main
qui demandent
un peu d’amour
d’eau
de nourriture.
Juste de quoi vivre, mais pas trop.
Là-bas, là où on ne vit pas
là où on survit
là où certains ne peuvent rien s’acheter
l’eau potable n’est pas gratuite.
N’est pas un droit.
Là-bas, les bouteilles de plastique s’amassent dans les rues.
Pas de recyclage.
Mais on les réutilise!
On les remplit d’eau du robinet
on les scelle au briquet
et on les revend
à ces touristes
qui les ont jetées hier.
Ces enfants
ces familles
risquent de nous empoisonner
pour ne pas mourir de faim
de soif
de maladie.
Je l’ai vue à l’oeuvre, la maladie
elle aurait pu me voler mon chéri.
Sauf que nous
les fortunés
les consommateurs
on consomme aussi la santé
et l’assurance
et l’hôpital
ici
a sauvé mon chéri
qui serait peut-être mort
là-bas
s’il avait été parmi ceux-là
qui vivent dans les bouteilles.
Conséquemment
cette consommation
à la con
qu’on accepte sans broncher.
Il faudrait
s’il-vous-plaît
la repenser.
Ce poème est en partie un délire des petites heures du matin, en partie inspiré par le thème d'un slam auquel je vais participer (mon premier!) le 8 février prochain, dans le cadre de la Semaine Verte à l'U d'O.
Consommation de surconsommation de consommation de con
de conneries à la con qu’on ne veut pas comprendre
et qu’on ne comprend pas parce que des cons nous disent qu’on est trop cons pour comprendre.
Mais qu’est-ce qu’on a à perdre?
Un manque à gagner?
Des crédits à la baisse?
Moi je sais pas, et je parle avec plaisir à travers mon chapeau.
Et je le lève haut, mon chapeau, à qui peut savoir
ce qui se passe vraiment
dans ce monde à la con
où la consommation est loi.
Où le consommateur est roi.
Le roi des cons.
Il se fait rouler comme une bonne pâte
comme un bon pain de mie
tout frais, tout bon
tout con.
Le consommateur à la con
qui croit tout ce qu’on dit
qui veut tout ce qu’on vend
qui sait qu’on se moque de lui
et qui s’en moque
royalement.
Parce qu’il est roi de son domaine
son petit terrain
sa petite maison
neuve
parfaite
faite
comme les autres
avec sa pelouse
et son jardin
et son garage.
Et le beau tableau qu’il a mis dans son salon
parce que quelqu’un lui a dit que c’était Beau.
Et il achète encore
parce que c’est vide
chez lui.
Pas chez lui, non, chez lui c’est tout plein de bidules et de bébelles et de patentes.
Mais chez lui
en lui
dans les profondeurs de son esprit
là où il n’ose pas creuser
parce que les fondations sont faibles.
Là.
C’est trop vide.
Et pour combler le vide
et pour colmater les brèches
eh ben, il achète!
Et il rachète!
Et puis il jette
tout ce qui est obsolète.
Pis c’est ben laite, tout ça!
Ça date de l’année dernière!
Allez, out with the old, in with the new, et on recommence!
Swing la bastringue dans...
Ben dans poubelle, quin!
Alors qu’ailleurs
dans un ailleurs auquel on préfère ne pas penser.
Ailleurs,
dans cet ailleurs d’où viennent ses belles bébelles.
Les poubelles s’accumulent
autour des enfants qui tendent la main
qui demandent
un peu d’amour
d’eau
de nourriture.
Juste de quoi vivre, mais pas trop.
Là-bas, là où on ne vit pas
là où on survit
là où certains ne peuvent rien s’acheter
l’eau potable n’est pas gratuite.
N’est pas un droit.
Là-bas, les bouteilles de plastique s’amassent dans les rues.
Pas de recyclage.
Mais on les réutilise!
On les remplit d’eau du robinet
on les scelle au briquet
et on les revend
à ces touristes
qui les ont jetées hier.
Ces enfants
ces familles
risquent de nous empoisonner
pour ne pas mourir de faim
de soif
de maladie.
Je l’ai vue à l’oeuvre, la maladie
elle aurait pu me voler mon chéri.
Sauf que nous
les fortunés
les consommateurs
on consomme aussi la santé
et l’assurance
et l’hôpital
ici
a sauvé mon chéri
qui serait peut-être mort
là-bas
s’il avait été parmi ceux-là
qui vivent dans les bouteilles.
Conséquemment
cette consommation
à la con
qu’on accepte sans broncher.
Il faudrait
s’il-vous-plaît
la repenser.
6 déc. 2010
Symphony
Finally, a new poem. I've been writing for other projects lately, but that shouldn't stop me from writing for this blog more often. This one was partly inspired by a workshop I did this weekend, and partly from just sitting in a sushi restaurant, listening.
Silence.
and then a swelling
of sound
filling every little space.
Everything is moving
and flowing
and binding and bonding
with each other.
And then Silence
and stillness
and peace.
filling every little space.
A moving cacophony of silent stillness
Waiting
for something to happen
for the next step
towards a new movement
a new piece a new scene a new colour
to add
to the symphony of life
of humanity
moving flowing
reaching and bumping
into each other
like little atoms
like little drops of water
moving together
towards
a moment of stillness to fill the room
the space we inhabit
in the Universe
ever flowing
towards
something new
and exciting
and scary
terrifying
and yet
so beautiful
this symphony of life.
Silence.
and then a swelling
of sound
filling every little space.
Everything is moving
and flowing
and binding and bonding
with each other.
And then Silence
and stillness
and peace.
filling every little space.
A moving cacophony of silent stillness
Waiting
for something to happen
for the next step
towards a new movement
a new piece a new scene a new colour
to add
to the symphony of life
of humanity
moving flowing
reaching and bumping
into each other
like little atoms
like little drops of water
moving together
towards
a moment of stillness to fill the room
the space we inhabit
in the Universe
ever flowing
towards
something new
and exciting
and scary
terrifying
and yet
so beautiful
this symphony of life.
4 nov. 2010
Poème d'amour à ma ville
Un nouveau poème, que j'aime bien. Étrangement (ou peut-être pas), je l'ai écrit pendant que j'étais hors de la ville, dans une ville au sud de l'Ontario, à la frontière avec les USA. Un "vibe" très différent de ma petite capitale, mettons!
Ma ville est un village
un village dans une ville
Un village où j'ai grandi
une ville qui m'habite
Petite
mon village était un quartier
série de rues et de maisons familières
où je tissais mes histoires
avec l'aide de mes complices
Et puis
j'ai grandi et mon village aussi
s'est élargi
s'est ouvert sur le monde
et mes yeux
se sont ouverts à sa beauté
Et puis
j'ai encore grandi et j'ai appris
l'histoire de ma ville
et j'ai rêvé
que les murs pouvaient parler
me raconter
ce qu'ils avaient vu
et les arbres
et les pierres
m'ont aussi chuchoté leur histoire
histoires de labeur
de sang et de sueur
L'histoire d'un colonel britannique
ingénieur de génie
homme sans pitié
fondateur d'une ville
mort dans le déshonneur
L'histoire des Canadien-français
L'histoire des Irlandais
forcés à travailler pour une pitance
L'histoire de la mort de centaines d'hommes
pour construire un canal
qui ne servirait jamais
à l'armée qui l'avait conçu
L'histoire d'un géant à la force légendaire
et de sa bataille sur un pont
L'histoire des Shiners et de la terreur
qu'ils ont semée
dans mon village
sans foi ni loi
Dans mon village devenu ville
des hommes se sont battus
divisés par la langue la religion
Dans mon village devenu ville
des feux ont ravagé
des quartiers tout entiers
Dans mon village devenu ville
des inscriptions sur les maisons
m'orientent
dans les dédales du temps
Ici, un politicien a vécu
Là, un autre est mort
et les fantômes d'un temps révolu
nous rappellent que l'histoire
est vivante
Dans mon village devenu ville
j'inscris ma propre histoire
mes propres repères
mes propres repaires
Et mon histoire est bien vivante
et les lieux que j'ai hantés
petite fille
résonnent encore des échos
de mes histoires de mes complices
Ma ville est un village
et j'y ai pris racine
Ma ville est une histoire
que je découvre en marchant
Ma ville est un amour
que je tiens à partager
Ma ville est une maîtresse
que je ne peux pas quitter
Ma ville est une adolescente
en pleine crise d'identité
sa poussée de croissance
lui cause des douleurs
elle ne sait plus que faire
de ses longues extrémités
Maladroite, ma ville se cherche
cherche à être aimée
Ma ville aimerait tellement
être comme les grands
Mais ma ville est ce qu'elle est
belle dans sa maladresse
Ma ville se découvre
et s'ouvre à de nouvelles idées
Ma ville grandit s'épanouit
Ma ville est un village
une petite grande ville
Ma ville a une histoire
que je veux vous conter.
Ma ville est un village
un village dans une ville
Un village où j'ai grandi
une ville qui m'habite
Petite
mon village était un quartier
série de rues et de maisons familières
où je tissais mes histoires
avec l'aide de mes complices
Et puis
j'ai grandi et mon village aussi
s'est élargi
s'est ouvert sur le monde
et mes yeux
se sont ouverts à sa beauté
Et puis
j'ai encore grandi et j'ai appris
l'histoire de ma ville
et j'ai rêvé
que les murs pouvaient parler
me raconter
ce qu'ils avaient vu
et les arbres
et les pierres
m'ont aussi chuchoté leur histoire
histoires de labeur
de sang et de sueur
L'histoire d'un colonel britannique
ingénieur de génie
homme sans pitié
fondateur d'une ville
mort dans le déshonneur
L'histoire des Canadien-français
L'histoire des Irlandais
forcés à travailler pour une pitance
L'histoire de la mort de centaines d'hommes
pour construire un canal
qui ne servirait jamais
à l'armée qui l'avait conçu
L'histoire d'un géant à la force légendaire
et de sa bataille sur un pont
L'histoire des Shiners et de la terreur
qu'ils ont semée
dans mon village
sans foi ni loi
Dans mon village devenu ville
des hommes se sont battus
divisés par la langue la religion
Dans mon village devenu ville
des feux ont ravagé
des quartiers tout entiers
Dans mon village devenu ville
des inscriptions sur les maisons
m'orientent
dans les dédales du temps
Ici, un politicien a vécu
Là, un autre est mort
et les fantômes d'un temps révolu
nous rappellent que l'histoire
est vivante
Dans mon village devenu ville
j'inscris ma propre histoire
mes propres repères
mes propres repaires
Et mon histoire est bien vivante
et les lieux que j'ai hantés
petite fille
résonnent encore des échos
de mes histoires de mes complices
Ma ville est un village
et j'y ai pris racine
Ma ville est une histoire
que je découvre en marchant
Ma ville est un amour
que je tiens à partager
Ma ville est une maîtresse
que je ne peux pas quitter
Ma ville est une adolescente
en pleine crise d'identité
sa poussée de croissance
lui cause des douleurs
elle ne sait plus que faire
de ses longues extrémités
Maladroite, ma ville se cherche
cherche à être aimée
Ma ville aimerait tellement
être comme les grands
Mais ma ville est ce qu'elle est
belle dans sa maladresse
Ma ville se découvre
et s'ouvre à de nouvelles idées
Ma ville grandit s'épanouit
Ma ville est un village
une petite grande ville
Ma ville a une histoire
que je veux vous conter.
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